Bonjour,

Cette lettre a pour objectif de diffuser des informations concernant le vin et son environnement, notre belle région mais aussi de vous réserver en avant-première nos bonnes affaires.

Elle est gratuite et sans obligation de votre part. Si vous l'appréciez, n'hésitez pas à la faire suivre. Vos collègues, amis et famille vous en remercieront.

Bonne lecture,

Christophe LACAMPAGNE

contact@chateau-arguin.com

http://www.chateau-arguin.com

 

 

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SOMMAIRE : 

  

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LES PREMIERS COUPS DE SECATEUR
 

Le millésime 2003 s'avère des plus précoces, du fait d'un été d'une extrême chaleur, qui rappelle aux plus anciens viticulteurs de la région des Graves l'année 1947, ou plus près de nous l'année 1976.
 

Le raisin blanc

Nous avons donc commencé les vendanges de nos blancs secs le 25 août, avec deux ou trois semaines d'avance sur les autres années.

Une fois de plus, c'est grâce aux vendanges manuelles, que nous avons pu éliminer certains raisins blancs devenus secs (perte de jus) sous l'effet de la canicule, et améliorer ainsi la qualité d'une récolte déjà très saine au demeurant.

Aux premières dégustations de ce millésime blanc 2003, on pouvait percevoir des notes de miel apportées par des sémillons particulièrement expansifs cette année.
 

Le raisin rouge

C'est aussi avec beaucoup d'avance, que nous avons débuté le 8 septembre les vendanges de nos merlots rouges, qui ont bien supporté la chaleur de l'été, notamment grâce à un effeuillage raisonnable pratiqué lui aussi avec une certaine précocité, dès le mois de juillet. Par conséquent, la vendange se présente bien : les baies sont petites, avec un jus concentré et des peaux très épaisses, ce qui devrait faire un vin où la qualité prédominera sur la quantité ; ce qui correspond  en l'occurrence très précisément, à la raison d'être du Château d'Arguin.

En ce qui concerne les cabernets, nous attendons encore un peu, et préférons "surfer" sur une nouvelle vague de beau temps qui nous est annoncée.

 
 

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CONDUITE DE LA VINIFICATION DU VIN ROUGE AU CHATEAU D'ARGUIN

 
A la différence de la vinification du vin blanc, où seul le jus de raisin est mis à fermenter (newsletter n°2), la vinification du vin rouge au contraire, est organisée autour du principe fondamental de la macération : c'est-à-dire sur un contact permanent des parties solides de la grappe (les peaux du raisin et les pépins) avec le jus de raisin qui est mis à fermenter.

Par ailleurs, il convient de rappeler, notamment à l'égard des nombreux lecteurs internautes qui viennent de nous rejoindre, que grâce à la pratique de vendanges manuelles, nous réalisons une sélection rigoureuse des raisins qui pénètrent dans notre cuvier (newsletter n°5).

Après ces remarques préliminaires, nous pouvons dire qu'au Château d'Arguin, la vinification de nos vins rouges se fait en quatre étapes : l'éraflage et le foulage, la fermentation alcoolique et la macération, l'écoulage, la fermentation malolactique.

 

1- L'éraflage et le foulage :


La vendange est conduite à un fouloir érafloir qui a deux fonctions :

 

 

2- La fermentation alcoolique et la macération

 
Après les phases d'éraflage et de foulage, le moût ou jus de raisin est transféré dans une cuve inox dans laquelle on ajoute un léger sulfitage (anhydride sulfureux) pour le protéger contre l'oxydation et contre toutes altérations microbiennes.

 Ensuite, commencent les opérations simultanées de fermentation alcoolique et de macération.

 
* La fermentation alcoolique :

Cette opération dure environ 8 jours pendant lesquels on assiste à un véritable bouillonnement à l'intérieur de notre cuve ; un bouillonnement qui n'est pas sans rappeler d'ailleurs le bouillonnement de la marmite du druide "Panoramix" !

Mais en réalité ce bouillonnement correspond à la transformation du sucre en alcool par les levures et s'accompagne d'un dégagement de gaz carbonique et donc d'une montée en température. A ce stade de la vinification, la plus grande vigilance s'impose au vinificateur, car il ne faut jamais oublier qu'une température trop élevée (> à 32°) aurait pour effet de tuer les levures et donc d'arrêter la fermentation alcoolique.
 

Cependant, grâce à un matériel hautement performant de thermorégulation dont nous avons la chance de disposer au Château d'Arguin, nous pouvons efficacement contrôler la température de notre cuverie et la maintenir ainsi entre 28° et 30° qui est la température idéale. En outre, ce devoir de vigilance s'impose tellement à nos yeux, qu'en période de vinification, même pendant la nuit nous ne baissons pas la garde, afin de pouvoir intervenir à tout moment en cas de nécessité.
 

Pour ce qui est de ce bouillonnement, que nous évoquions avec un zeste d'humour et qui s'effectue à l'intérieur de la cuve, nul doute qu'il favorise déjà une première extraction du "chapeau" qui remonte à la surface de la cuve sous la pression du gaz carbonique. Rappelons que ce "chapeau" ou "gâteau de marc" est formé par les peaux, les pulpes et les pépins des raisins dont il convient d'extraire les couleurs et les tannins.

Pour cela, nous avons recours à la technique déjà ancienne du remontage, qui date du début du xxème siècle et qui permet de multiplier les levures par un apport d'oxygène et donc d'amplifier cette première extraction des couleurs et des tannins.

Le remontage, consiste à faire couler le moût dans un récipient ouvert placé au bas de la cuve ; ensuite le moût aéré est remonté au moyen d'une pompe sur le dessus de la cuve pour arroser uniformément le chapeau. Nous procédons ainsi à deux remontages par jour de 30 minutes environ. Toutefois la durée de ces remontages est ralentie en fin de fermentation alcoolique car le gaz carbonique diminue, et le chapeau se trouve de ce fait beaucoup moins protégé contre le risque de piqûre (bactéries acétiques) : on procède alors à de "petits remontages en circuit fermé" (10 minutes), c'est-à-dire sans passer par un récipient extérieur. 

 

* La macération :
C'est le temps pendant lequel le jus est en contact avec les parties solides : le chapeau.

Elle peut durer plusieurs semaines, car pour obtenir des vins de garde, la macération doit se prolonger au-delà de la fermentation alcoolique.

On parle alors de "macération postfermentaire", dont la durée ne doit cependant pas être exagérée pour ne pas risquer d'attraper des goûts herbacés.

Au Château d'Arguin, la durée de la macération est avant tout fonction de l'indice des tannins et de la dégustation. En fonction de ces paramètres, la macération s'échelonne sur une durée d'environ trois semaines, ce qui permet au vin de se charger en tannins et en couleur et d'être le plus structuré possible. De plus, certaines années nous n'hésitons pas, une fois la fermentation alcoolique terminée, de réaliser une "macération finale à chaud", en chauffant la cuve à une température proche de 30°, afin d'extraire davantage et d'obtenir des tannins plus fondus.

 

En résumé, une bonne maîtrise de la macération permet de renforcer "la typicité" d'un vin.

 

3- L'écoulage
 

Une fois la macération terminée nous procédons à l'écoulage qui nous permet, en utilisant un robinet situé au bas de la cuve, de séparer le vin de goutte (vin issu de la fermentation alcoolique et de la macération) du chapeau de marc.

En ce qui concerne précisément le marc issu du chapeau, celui-ci est sorti de la cuve, puis il est préssuré avec beaucoup de modération pour donner un vin de presse de premier choix, dont la caractéristique est d'être riche en tannins et en arômes. Des qualités qui se révèleront indispensables au moment de l'assemblage, c'est à dire au moment de mélanger après les fermentations, les vins rouges issus de cépages différents (Merlot/Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc).
 

Exemple : lors de l'assemblage du millésime 2000 du Château d'Arguin, le vin de presse, par son côté minéral subtil, devait conférer dès le départ à ce millésime le caractère d'un vin de très grande classe : par la suite, les nombreuses récompenses obtenues par ce vin le confirmeront.
 

En bref, nous attachons beaucoup d'importance à ce vin de presse, car il a pour vocation au moment de l'assemblage, d'apporter un petit "plus"...     

 

4- La fermentation malolactique
 

On entend par fermentation malolactique, la transformation de l'acide malique (beaucoup plus dur) en acide lactique (beaucoup plus souple) à l'aide des bactéries malolactiques. Normalement, la fermentation malolactique se déclenche quelques jours après la fermentation alcoolique et concerne à la fois le vin de goutte et le vin de presse, qui sont logés à partir de l'écoulage dans des cuves séparées.

Cette seconde fermentation, ne dure en général que très peu de jours, pendant lesquels le vin devient pétillant ; elle a pour effet de faire baisser le niveau d'acidité du vin, ce qui lui donne plus de rondeur, plus de finesse.

Remarquons également, que la fermentation malolactique doit être conduite à une température proche de 20°, ce qui oblige à une certaine vigilance à cette époque de l'année où le mois d'octobre est déjà bien avancé, le froid commençant peu à peu à s'installer à l'intérieur de notre cuvier.

 
Enfin, une fois que la fermentation malolactique est terminée, on soutire le vin et on le sulfite ; puis quelques semaines plus tard, après l'assemblage, le vin sera entonné dans des barriques en bois de chêne et donnera lieu à des opérations d'ouillage, de soutirage et de collage que nous examinerons dans une prochaine newsletter. 

 

En conclusion, on peut dire plus largement que les vinifications tant du vin rouge que du vin blanc (newsletter n°2) obéissent à des règles fondées à la fois sur la tradition et le modernisme, avec notamment l'introduction récente de la thermorégulation, permettant le réchauffement et le refroidissement à volonté des cuves. Mais quand on songe que certains de ces principes, étaient déjà utilisés à l'époque des Romains, comme par exemple : le pressoir, la technique du foulage, et peut-être même la possibilité de chauffer le cuvier, si on se réfère à certaines "traces charbonneuses" bien troublantes découvertes à l'occasion de fouilles, on mesure mieux le poids du passé dans les techniques modernes de vinification.       

 

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LES RECOMPENSES :

 

La revue "Millesime" 2003

La revue "Millesime 2003" reprend le classement GRAVES 2003 du Guide DUSSERT-GERBER dans lequel le Château d'Arguin apparaît toujours dans la catégorie A (Priorité à la puissance. Grands vins colorés, concentrés, de garde (20 ans et plus), gras, tanniques, qui n'acquièrent leur finesse, leur souplesse, que dans le temps) des deuxièmes grands vins classés, et fait les commentaires suivants : "Une place enviable dans le Classement. Goûtez ce Graves blanc Château d'Arguin, savoureux, subtil et souple, de bouche persistante aux nuances de fumé caractéristiques. Le Graves rouge 2000, robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), est de bouche ronde et riche".

 

 

Le Guide "Les Bons Bordeaux"

(éditions MOLLAT/BALLAND – mars 2003)

de l'oenologue Bordelais Franck DUBOURDIEU, vient de paraître après "un énorme travail de plus de dix ans de dégustations assidues" (25.000 notes de dégustation) et classe le Château d'Arguin parmi les "très bons" graves.

 

 

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LES ACTUALITES
 

Vinexpo 2003


Mardi 24 juin 2003 de 10h30 à 17h30 dans la salle N°211 du Parc des Expositions de Bordeaux :

Quarante pays étaient présents et plus de 45.000 visiteurs se sont rendus au Parc des Expositions de Bordeaux pour assister à VINEXPO 2003, qui s'est déroulée sous une "canicule" exceptionnelle en cette période de l'année à Bordeaux.

De plus, comme pour chaque édition de Vinexpo, une journée de dégustation était consacrée aux Vins de Graves et aux Vins de Pessac-Léognan.

A cette occasion, la participation du Château d'Arguin a fait l'objet de toutes les attentions de la part de nombreux professionnels, tant français qu'étrangers, venus déguster avec enthousiasme les millésimes récents que nous présentions : en particulier notre "incontournable" Château d'Arguin rouge 2000, qui venait de recevoir une médaille d'or au concours mondial de Bruxelles 2003...

Par ailleurs, cette journée devait être ponctuée par une intervention des plus vivantes données par l'éminent oenologue le Professeur Denis DUBOURDIEU, qui se réjouissait notamment de constater la très grande "régularité" des trois derniers millésimes produits dans les Graves ; tout en rappelant sur le plan de la qualité, le rôle important joué par ce sol graveleux et ce sous-sol argilo-calcaire de notre région des Graves et qui favorisent ainsi l'écoulement de l'eau, en particulier à l'époque "décisive de la véraison" (fin juillet/début août) ou le raisin change de couleur et où les sucres viennent enrichir les baies.

Mais à la simple évocation du mot "véraison", on pouvait déjà noter "un parfum de Vendange" dans le regard de bien des participants à cette journée de dégustation, si bien organisée par la "Maison des Vins des Graves". 

                                                                                                 

Les salons 
 

Nous serons présents aux salons suivants :

 

7ème SALON DES VINS DES VIGNERONS INDEPENDANTS A LILLE

DU 21 AU 24 NOVEMBRE 2003 

Lille Grand Palais

Hall Bruxelles/Londres

   

 

25ème SALON DES VINS DES CAVES PARTICULIERES A PARIS

DU 27 NOVEMBRE AU 1er DECEMBRE 2003 

Paris Expo

Hall 7

Porte de Versailles

75015 PARIS

  

 

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OFFRES SPECIALES AUTOMNE 2003   

 

 

Offres spéciales valables jusqu'au 12 novembre 2003, réservées aux seuls abonnés à notre Newsletter et dans la limite des stocks disponibles.


Les cinquante premières commandes recevront en plus 3 bouteilles de Château d'Arguin Graves rouge 1997 qui s'est vu décerner une médaille d'or au Concours des Vins d'Aquitaine, un SUPERBE CADEAU uniquement réservé aux seuls abonnés à notre Newsletter.

 

TARIFS DOMAINE DU REYS :

Domaine du Reys Graves rouge 1999 75cl X 12 : 53,16* Euros HT
Domaine du Reys Graves blanc 1999 75cl X 12 : 52,20* Euros HT

*Frais de port non inclus

Pour bénéficier de nos offres spéciales ou obtenir plus d'informations, vous pouvez contacter : 

Myriam LABORDE
Tel : 05 56 56 30 73
Fax : 05 56 56 32 05

Email : myriam.laborde@pouey-international.fr


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L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE.

A CONSOMMER AVEC MODERATION.

 

 

 

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